Clément vous en fait voir de toutes les couleurs !
Associé au Crocodile depuis près d'une décennie, Arnaud Clément est très soucieux de son allure sur le court. Le finaliste de l'Open d'Australie en 2001, ex-numéro dix mondial, aime la couleur. Et s'en explique. Interview.
Comment est née l'idée de vos changements de polo à la fin de chaque set et surtout de changer de couleur à
chaque fois ?
C'est arrivé un peu par hasard. J'aime les couleurs unies et vives. Lorsque j'ai signé chez Lacoste et que je suis allé chercher des tenues, j'ai découvert toutes leurs couleurs différentes. Le
problème, c'est que j'en ai aimé beaucoup ! Comme je suis quelqu'un qui transpire énormément, j'ai besoin de changer de polo assez souvent au cours d'un match. Finalement, je me suis décidé à le
faire en fin de set car c'est un changement de côté où l'on a un peu plus de temps. Je me suis dit, quitte à changer de polo, autant changer de couleur !
Vous êtes donc un peu un cas à part chez Lacoste ?
Au départ, je n'ai rien demandé à personne. Je ne voulais pas spécialement jouer le rebelle mais juste faire ce dont j'avais envie. En me voyant jouer, Lacoste a
apprécié ma démarche et ils m'ont laissé faire. Cela ne m'a pas empêché, à Roland-Garros ou à Bercy, de porter parfois la ligne que la marque avait envie de mettre en avant. C'est tout à fait
normal.
Avez-vous déjà eu des remarques de vos adversaires sur ces changements de couleur parfois
radicaux ?
Jamais. En revanche, on m'a expliqué que la vue de certaines couleurs pouvait avoir une certaine influence sur le comportement. Il paraît que le rouge peut être une couleur
perturbante.
Comment choisissez-vous vos couleurs avant un match ?
Dans les pays chauds, je ne prends que des couleurs claires, des couleurs qui n'attirent pas la lumière. Après, c'est en fonction de mon humeur. Je les choisis toujours la veille au soir. Je les
range ensuite dans mon sac de façon très méthodique: dans l'ordre dans lequel je veux les porter. Je suis quelqu'un de très ordonné ! La deuxième que je vais enfiler, puisque je rentre sur le
court avec la première évidemment, est donc en haut de la pile, et ainsi de suite...
Il y a deux événements où vous ne pouvez pas suivre votre rituel multicolore, c'est la Coupe Davis et
Wimbledon...
Je suis tellement fier de porter le bleu de l'équipe de France, de porter les couleurs de mon pays, que ce n'est évidemment pas un souci. Concernant Wimbledon, c'est comme ça. Même si je n'ai pas
baigné dans leur histoire, ça ne me choque pas de voir ça. Le blanc fait partie de la légende du tournoi. Et d'ailleurs, ce qui me choquerait maintenant, ce serait de les voir abandonner le blanc
!
Le Blog des Crocodiles, Yahoo Sport, 5 mai 2009
