Tennis : Clément prive Ascione d'une victoire historique
Challenger de Cherbourg (50 000 $). Hier, le tournoi a inscrit un 16e nom à son palmarès en autant d'éditions. En
battant le tenant du titre, Clément a empoché son premier Challenger avant de réaliser le doublé... en double.
Le 66e joueur mondial ne les a pas fait mentir. Mieux. L'Aixois avait lui aussi misé sur le bon cheval en anticipant sa victoire en début de semaine. « C'est bien de l'annoncer. Mais c'est mieux de le faire, lâche la tête de série n° 2. Je faisais partie des deux à trois favoris. Il y a quelque chose que personne ne sait ici. Cherbourg est le premier Challenger que je remporte dans ma carrière. »
Le 1er set plié en 28 minutes
Un succès construit sans trembler. En cinq matches, Clément n'aura pas concédé une seule manche. Même scénario hier en finale où il n'a jamais été inquiété. Pas une seule balle de break à sauver en 1 h 12 de jeu, et un premier set expédié en 28 petites minutes : « Je suis très satisfait de ma semaine, analyse le joueur. Mais je pense qu'aujourd'hui Thierry était vraiment fatigué. Il a dû livrer beaucoup de combats pour parvenir jusqu'en finale. Il a été vraiment meilleur que ça lors de ses matches précédents. »
Ce n'est pas Rochus, tête de série n° 1, éliminé dès le premier tour, ni le talentueux Allemand Meffert, écarté en quarts de finale après un match titanesque, qui diront le contraire. « Et puis, j'ai encore laissé beaucoup d'énergie en demi-finales contre Édouard Roger-Vasselin, ajoute Thierry Ascione, le vaincu du jour. Contre un joueur de la trempe d'Arnaud, il faut vraiment être percutant. Aujourd'hui, je n'avais pas trop les jambes. J'ai commis énormément de fautes. J'ai eu beaucoup de déchets dans mon jeu du début à la fin. »
Clément, le cours de fond de court
Vrai que, face au finaliste de l'Open d'Australie 2001, c'est le genre de faiblesse qui ne pardonne pas. Toujours régulier, en permanence sur la balle en balayant les quatre coins de l'aire de jeu, Arnaud Clément a donné à son adversaire un véritable cours de fond de court. Pas très spectaculaire. Mais ô combien efficace pour épuiser un peu plus le Villeurbannais : « Je suis rentré dans le tournoi mercredi soir, rappelle Ascione. Je n'ai pas eu un seul jour de repos. Aujourd'hui, où il faut être un peu décisif, je n'avais pas ce qu'il fallait. »
Absolument pas le cas de Clément. En fin d'après-midi, ce dernier s'est aussi payé le luxe d'empocher la finale du double
aux côtés d'Édouard Roger-Vasselin. Un doublé également synonyme de première en tournoi dans la carrière du double lauréat 2009. Ironie de l'histoire, il a lui même privé Thierry Ascione
d'un doublé historique. « Je vais me reposer un peu puis me préparer sur terre battue, annonce le vainqueur 2008. Et, je serai de retour à Cherbourg l'année prochaine. »
